28.11.2007

Harry Potter et les reliques de la mort

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Mon tout petit Harry... Comme tu as bien grandi! Mais voila je te preferais prépubère. Tututtttt, n'y voyez là rien de malsain!
J'adore Harry Potter. D'ailleurs j'aimerais bien avoir un fils comme lui plus tard (avec des pouvoirs magiques, pas avec le côté je suis gentil et j'aime tout le monde. Pourvu que mon fils n'aime pas tout le monde!), ou une fille, même. Mais là n'est pas le sujet. J'ai lu ces reliques de la mort en pfff allez, bout à bout quelques heures (et pas beaucoup!), c'est comme tous les tomes précédents, une fois que t'as mis le nez dedans, tu ne peux plus en sortir.
Oui mais voila. C'est là que le bât blesse : c'est comme tous les tomes précédents. La construction de l'intrigue, on la connait au bout de 7 tomes, faudrait voir à pas trop nous prendre pour des truies violettes. Et puis la fin est un tout petit peu tirée par les cheveux (si peu que j'ai rien pigé) (enfin si grosso modo j'ai pigé mais je cherche encore à savoir ce que viens faire la baguette de Malefoy dans l'histoire de tous les echanges de baguettes, c'est tout)(d'ailleurs si quelqu'un peut m'aider), alors en fait, je vais l'avouer, je suis un peu déçue. Je voulais une fin à la hauteur de ces 6 tomes qui nous ont tellement passionés, et puis, poufff, je trouve que cette fin là retombe comme un soufflé foiré. Et je ne crois pas avoir vu de mes yeux vu quelque chose de plus démoralisant qu'un soufflé foiré. Non, croyez moi. Bah allez y, cherchez, vous trouverez pas! Ah, je te l'avais dit!
J'aurais voulu une fin tellement plus magistrale...
Mais c'est bien quand même. Bien, mais pas top. Limite bâclé, si j'osais. (T'as vu la figure de staïle!)
Mais ça ne change rien au fait que j'ai adoré cette saga, que du pur bonheur, un univers tellement drôle et riche, un vrai plaisir de lecture, des personnages hauts en couleur, pas si lisses, pas si gentils, pas si méchants, et même des passages qui font peur (en tous cas à moi), des intrigues rondement menée, et notre petit Harry, qui est devenu un grand garçon...
Je vais me relire les 7 d'un coup en rentrant à Paris.
Par contre, le coup de Dumbledore qui nous ferait son coming out : nan mais elle a craqué la JK Où elle a été pêché une idée pareille???? Pourquoi elle est allée raconter ça alors que il n'y a même pas la moindre parcelle de doute dans le bouquin? Où t'as vu que Dumby il est gay?? Y a pas assez de Wentworth Miller, non?
Dumby n'est pas gay. D'ailleurs Dumby n'a pas de vie amoureuse et encore moins de vie intime, uhu, si tu vois ce que je veux dire. Nan mais ça va pas où quoi?

16.11.2007

Histoire de ma vie, Lao She (1949)

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J'ai commencé ce petit livre il ya quelques jours. Offert par ma marraine (fournisseuse officielle de très bon livres, nous avons les mêmes goùts!) il y a déja quelques temps, je l'avais oublié dans un coin, et je suis tombé dessus la semaine dernière. Après les aventures japonisantes de Barbery, je me suis dit "tiens, on va se pencher sur la Chine" dont je connais très mal la littérature, finalement.
Malgré ce que pourrait faire penser le titre, ce roman n'est absolument pas autobiographique. Nous sommes ici avec un narrateur mourant qui retrace sa vie de chinois qui vit dans le dénuement et la pauvreté,  à Pekin au début du 20e siècle. C'est très bien ecrit (j'adorerais pouvoir lire le mandarin sur cet ouvrage là, l'ecriture de Lao She est tres populaire et beaucoup plus drôle et imagée que ne l'est la traduction, parait-il, et je n'ai aucune peine à le croire), c'est léger parfois, teinté d'humour souvent, dramatique aussi, comme peuvent l'être les romans qui traitent de ce sujet terriblement mondialisant : la misère, puisque là, nous sommes en plein dedans, et c'est finallement ça, le sujet du livre, sinon son personnage central.
Et parfois je me prends à me dire en lisant cet ouvrage que ces scènes écrites en Chine au début du 20e siècle, ces descriptions des rues de Pekin, je les vois aussi, parfois,  à Madagascar, au 21e siècle.
Drôle de sensation.

07.11.2007

L'Elégance du hérisson, Muriel Barbery (2006) + edit : j'ai fini le livre!

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C'est ma soeur (t'as vu j'ai réussi à mettre un lien!! Je suis fière!!) qui me l'a offert et je l'ai commencé avant hier soir. J'en suis au tout début (p.42), je ne vous parlerai donc pas de l'intrigue, mais plutôt de l'ecriture. Comme ça fait du bien de lire une si jolie plume, acerée, nette, intelligente et precise. Un chat est appelé un chat, mais pas n'importe comment, c'est beau c'est élégant et ça pique!
Merci ma soeur, j'adore!
Pour ceux que ca interessse, Muriel Barbery a son blog (encore un lien! dingue, non?!)
Avec des très jolies photos de New Zealand (j'ai pas tout regardé encore)
Edit : j'ai fini le livre!
Alors ce que j'en ai pensé, en un mot : un grand paradoxe!
Déja je ferais la distinction entre la premiere partie et la seconde (l'entrée en scène de Kakuro) : j'ai largement preferé la deuxième. Tout au long de la première partie, et parfois durant la seconde, je me suis posé la question "est ce que j'aime ce livre?", et impossible de trouver une réponse. J'ai été partagée à chaque chapitre ou presque entre "Non mais vraiment, quelle caricature, c'est un peu facile tout de même, et puis les cours magistraux de philosophie, ca va bien deux minutes, et puis franchement tes personnages là, tu aurais pu te creuser un peu plus la tête" et le "ouais, quand même, Muriel, elle assure, c'est ficelé, techniquement c'est au point, et c'est plutôt intelligent et bien ecrit".
Alors ça ne nous avance pas. Ce qui m'a aussi gêné, c'est le côté je fais du "Ensemble c'est tout" version japonisant mâtiné de philo. Les personnages solitaires, perdus, qui réapprennent à vivre au contact d'autres personnages, la rencontre salvatrice. Il faut que je creuse du côté du camelia aussi, figure centrale du roman, à reflechir (la place du camelia dans la litterature et l'esthetique japonaise, le symbolisme du camelia en occident et au Japon, etc etc). Plus j'y pense, plus je me dis que cette structure du récit, lente et pourtant profonde est l'image même que l'on (nous, occidentaux) se fait de la societé japonaise, histoire séculaire, qui s'éternise dans le présent, et garde une place prépondérante malgré les avancées technologiques, humaines, sociales, etc.
Nous serions donc face à un récit qui se veut d'inspiration japonaise (côté classique certainement), pour exposer une philosophie qui me semble être très occidentale....
Bon ce n'est pas clair, mais je ne suis plus à la fac, je n'ai pas pris la peine d'annoter certaines phrases alors que ca en aurait valu la peine car il y a beaucoup de choses à dire sur ce roman.
Mais Japonais jusqu'à quelle point? Quand on lit certains auteurs contemporains, on sens bien qu'on est très loin de l'esthétique classique du Japon (de la même maniere que personne n'ecrit plus de Racine ou de Moliere, je caricature mais l'idée c'est ça), je pense à Murakami que j'adore, cette histoire là (l'Elegance du herisson) du Japon est très loin dans la litterature japonaise, on est dans la classicisme le plus total, et même un peu suranné.
Plein d'idées qui me viennent en vrac, comme ça, je sais que ce n'est pas clair, mais vous vouliez mes impressions, les voila!! Et j'attend les votres!

11.10.2007

Mangez Moi, Agnes Desarthe (2006)

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Quand j'ai choisi ce livre, je m'imaginais une histoire, ludique, drôle et légère sur la cuisine, autour d'un personnage principal feminin haut en couleur, je le voyais jeune, érudit en cuisine mais surtout en général, doté d'un humour sarcastique et irrévérencieux, entouré de personnages originaux, loufoques, hauts en couleur et attachants. Un genre de restaurant Malaussène, en fait.
J'en suis au premier tiers du livre, et je suis à tout le moins surprise, décontenancée. La narrration fait défiler au goutte à goutte le passé de notre mysterieuse narratrice, Myriam (je n'aime pas ce prénom, en plus), mais ce n'est ni léger, ni ludique, ni rien de tout ce que j'avais imaginé. Oui la narratrice est sarcastique, mais ce n'est pas suffisant pour en faire un personnage interessant, ni accrocheur. Je me perds dans les méandres de ses reflexions plus ou moins philosophiques, mais on est loin du restaurant et de la passion de la cuisine.
Je ne sais pas si j'aime ou pas, je vais coninuer jusqu'à la fin et j'aviserai.
Plusieurs conseils à moi pour moi :
 - Ecrire mon propre bouquin, j'ai la trame!
- Regarder encore une fois Ratatouille
- M'acheter un livre de cuisine, puisque manifestement c'est plutot ce genre que je cherchais??!!

14.08.2007

Tout ce que j'aimais, Siri Hustvedt (2005)

b1af6b465f2e7bda164748a068990a19.gif     J'ai commencé ce livre il y a quelques jours, j'en suis au tout début. L'ecriture est élégante et raffinée sans être ennuyeuse, les thèmes abordés sont interessants (l'art, à New York au milieu des 70's) et traités intelligemment, l'écueil n'est jamais loin entre parler ou ecrire sur l'art de manière sensée, intelligible, bien qu'abstraite (au vu du sujet, on ne peut y couper) et tomber dans une philosophie facile enrobée de jolis mots ; l'auteur réussit, et c'est délicieux.
Jusqu'ici, la trame se déroule autour de deux couples d'amis qui tournent autour de l'art... je n'en sais pas plus!
Je ne sais pas si c'est parce qu'en ouvrant ce livre je connaissais vaguement la biographie de l'auteur (épouse de Paul Auster), mais il me semble que nous sommes dans la lignée d'Auster, lui ou elle précurseur, je ne sais pas, mais ceux qui aiment l'ecriture d'Auster, aimeront celle de sa femme.
Je réviserai peut être tout ça d'ici quelques pages!

31.07.2007

Recit d'un branleur, Samuel Benchetrit

C'est l'histoire d'un mec (arf) qui fout rien de sa vie, sauf ecouter les galeres des autres, et pas forcement de son plein gré. Dès qu'il met un pied hors de son appart' parisien pourri et qu'il se pose quelque part, les gens viennent lui raconter leurs miseres.

Alors il décide d'en faire un bizness et devient "oreille professionnelle".

 

C'est super drôle, pas forcement tres fin ni d'un grand interet pour la litterature mondiale, mais ca fait plaisir, on passe un bon moment et on rigole... Tres bien pour l'été! (enfin je dis ça mais j'en suis qu'à la moitié si ca se trouve ca se finit tres mal!!)

17.04.2007

Printemps noir, Henry Miller

J'en suisau premier chapitre.

J'ai toujours voulu lire Miller, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait avant, surtout.

Je rattrape le temps perdu.

C'est drôle l'atmosphère qui se dégage de se livre, mais c'est très subjectif : j'ai l'impression de repartir dans mes années d'étudiante en lettres modernes, avaleuse de bouquin acharnée, c'est exactement ce "genre" que l'on nous faisait étudier. Début 20e siecle, années parisiennes, début des grands ecrivains américains, naissance de la Litterature américaine, avec Miller d'ailleurs. Il ne s'agit plus d'anglophonie en tant que telle (la litterature anglaise est déja reconnue, merci Shaekespeare), mais bien de l'Amerique, avec tous les rêves qui y sont attachées et toutes le sdésillusions qui en découlent.

Une autre atmosphère, donc...

06.04.2007

Dolce Agonia de Nancy Huston

De Nancy Huston, j'ai commencé par lire son dernier, Lignes de faille, que j'ai adoré. Alors, je me suis dit, tiens, et si j'en lisais un autre pour voir?

Alors je me suis dégoté Dolce agonia, je l'ai choisi lui parce que j'adore le titre.

Ca se passe à Thanksgiving, autour d'un diner entre amis. Des amis de longue date, qui ont vecu beaucoup de choses, chaque évenement a marqué un peu plus leurs vies et celles de leurs amis, réunis autour de ce festin de Thanksgiving... Le narrateur, c'est Dieu, tout simplement, qui raconte comment tous ces personnages vont mourir...

J'apprécie de plus en plus Nancy Huston, pourtant je ne suis pas fan des auteures feminines en général, je suis un peu hermetique à certaines sensibilités. Mais du Nancy Huston, ca pourrait presque être ecrit par un homme. Pas de fioritures, un vocabulaires qui peut être cru lorsqu'il le faut, des thèmes abordés qui sont difficiles : la filiation, la parentalité et ses travers, la vieillesse, c'est humain. L'ecriture est fluide, il s'en dégage une espece d'hamonie...

 

 

19.03.2007

Dans les bois eternels, Fred Vargas

"Kesstu lis, toi en ce moment?" c'est une phrase que Cheribidou et moi echangeons souvent.

Dons j'en fais une rubrique, parce que, ça me dis bien.

En ce moment, je lis Dans les bois eternels, dernier roman de Fred Vargas. J'avais jamais lu Fred Vargas, avant, et j'aime assez. Voire bien.

J'ai pas fini le bouquin, donc je vous raconterai pas la fin, soyez sans crainte. C'est un polar, ça se passe en France, à notre epoque, avec une Brigade Criminelle haute en couleurs, avec des personnages bien trempés. Avec des personnages recurrents (le Chef de Brigade et ses sous-fifres), au long des romans (c'est son 10e). Ca se lit vite et bien, c'est pas neuneu, l'intrigue m'a l'air tres bien ficelée. Ca ressemble, du point de vue structurel j'entends, à mon tres cher San Antonio (le fil de l'histoire, les personnages qui reviennent d'un roman à l'autre autour d'un chef flic haut en couleur, secondé par un ami tout aussi haut en couleur et tout aussi different du chef, la complementarité des êtres, que voulez vous), mais le langage n'est pas le même, ni même les rapports humains, ... A la portée des plus jeunes, Fred Vargas!

Donc jusqu'ici, j'aime, et je vais même essayer de m'en trouver un ou deux précedents.