07.12.2007
Nems
Vu qu'on a pas de resto chinois digne de ce nom ici, je me suis improvisée fabricante de nems. ca a l'air compliqué comme ça, bah non.
Vous aviez déja les rouleaux de printemps, vous aurez maintenant les nems! Et non ce n'est pas la même chose!
Pour une 20 aine de nems (ah oui, j'ai oublié : c'est rapide et facile en plus! dingue!), il te faut :
- une 20 aine de feuilles de riz (forcement), rondes c'est plus facile
- 200 grs de porc haché
- 100 grs de crevettes (ou du crabe, c'est bien aussi)
- 2 carottes
- 150 grs de pousses de soja
- 1 poignées de champignons noirs
- des cheveux d'anges (nouilles de riz), genre une grosse poignée
-2 oignons
-2 oeufs
- de la salade, de la menthe, de l'huile, du nuoc mam, du poivre, sauce soja
Aloooors... d'abord tu fais trempouiller tes champignons noirs dans de l'eau bien chaude pour les réhydrater, et puis tes cheveux d'anges aussi.
Tu râpes tes carottes, tu coupes tes oignons, tu coupes tes crevettes, tu mets tout ça dans un saladier avec la viande, le soja, tu rajoutes tes champignons émincés et tes cheveux d'anges coupés en morceaux, tu rajoutes les deux oeufs battus (si pas battus, ca va te faire une omelette), tu poivres, tu rajoutes tes 3 ou 4 cuillers à soupe de nuoc mama (qu'est ce que ça daube d'ailleurs, incroyable), et pis tu touilles. Avec tes mains. C'est degueu, hein? Ouais je sais.
Tu te laves les mains, parce que là, c'est gras.
Tu fais chauffer de l'eau très chaude. Tu mets un torchon propre sur ton plan de travail. Tu prends une galette de riz que tu plonges dans l'eau chaude jusqu'à ce qu'elle soit toute ramollasse. Tu la met sur ton plan de travail, bien étalée. Tu prends un petit peu de farce, et tu fais un petit boudin en bas de ta feuille, mais pas tro pen bas quand même, genre aux 2/3, à peu près. Tu roules la feuille sur ton boudin, un tour. Là, tu replis les bords au dessus du premier tour, et tu continues de rouler tranquillou. Ca va t'entrainer pour les paquets cadeaux comme ça.
Quand t'as tout roulé (t'en as ras le cul normalement), tu mets de l'huile à chauffer dans un marmite, une cocotte, une friteuse si t'es riche, enfin faut qu'il y ait bien 4 cm d'huile dans le biniou. tu mets tes nems à cuire genre 5 minutes dans l'huile bien bien bien chaude. t'inquiete ils sont pas dorés c'est normal.
Tu les sors, tu les mets dans une passoire.
Apres, tu les remets dedans l'huile chaude, encore à peu près 5 minutes, et là, it's a kind of magic, c'est tout doré!
Après, tu les poses sur du papier absorbant un peu, parce que c'est bien grassouillet.
Et puis après bah tu fais comme d'hab', sauce soja, menthe, coriandre pour ceux qui aiment cette satanerie, salade, et zou!
Le plus dingue dans l'histoire, c'est que si tu veux, après la premiere cuisson, tu peux les congeler!
Si ça, c'est pas magnifique....
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04.12.2007
Ils ont des chapeaux ronds...
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20.11.2007
La quiche Miam Scrontch
Le vrai nom c'est "quiche epinards/ tomates/ moutarde avec sa pâte à l'huile d'olive....
Vous comprenez pourquoi Miam Scrontch c'est mieux.
Alors kessifaut? il faut :
_ des epinards genre 3 poignées. Pour le surgelé, bah je sais pas.
- 3 tomates
- 2 cuillers à soupe de moutarde
-3 oeufs
- du lait genre... euuuh... 1/4 de litre à peu près... ça fait quoi? 25 cl??? (j'étais nulle en maths. je le suis toujours. Chacun sa croix)
- du gruyère rapé. Si vous avez du chèvre, c'est vachement bien aussi, sauf que moi j'en avais pas! Mais ça remplace pas c'est en plus.
- des herbes de provence.
Pour la pâte : 300 grs de farine, 75 grs de beurre, huile d'olive, herbes de provence.
Alors déja on va faire la pâte :
Tu fais fondre fon beurre. Tu rajoutes à la farine (c'est plus mieux que de touiller avec les doigts le beurre en morceau moi, je trouve), et tu rajoutes un bon filet d'huile d'olive. tu malaxes jusqu'à ce que tu obtiennes une bouboule qui te colle pas aux doigts. Moi j'y arrive jamais du premeir coup, je dois toujours rajouter un peu de farine par çi, un peu d'huile d'olive par là... Tu rajoutes des herbes de provence. (Moi j'avais mis du paprika aussi, c'etait topy topy!) , tu malaxes, tu petris, tu bidouilles. Tu la laisses dans un coin pendant...pfiouuuh au moins 30mn.
Tu ebouillantes tes epinards.
Tu coupes tes tomates, tu vires les pepins. Tu coupes en dés, en rondelles, en comme tu preferes.
Tu bats tes oeufs, tu rajoutes du lait (tu peux le faire à la crème fraiche, mais c'est vachement moins regime quand même!) jusqu'à ce que ce soit un peu liquide mais pas trop. C'est pas très clair, hein? oui je sais. Mais t'as qu'à te debrouiller tout seul aussi, non mais dis donc. Qu'est ce que je disais? Ah oui, tu sales et tu poivres. Tu mets ta moutarde, tu touilles, et tu mets tes herbes de Provence et tu touilles.
Bon, il faut étaler la pâte. Tu la laisses encore 15 minutes dans le moule, sans rien y faire. Apres tu la fait cuire toute seule avec du papier alu dessus et du riz (pour pas que ca gonfle), et tu as bien sur fait des petits trous dans la pâte avant de la faire cuire. Tu la fais cuire genre 20 minutes. Ca sent bon, hein? ouais, je suis trop forte. nan ça va, arrête je sais. Oui, mais bon... Oui, tout le merite me revient, mais tu sais.. Rah, allez t'as raison, je suis la meilleure, après tout.
Bon, qu'est ce que je disais? Apres, tu laisses refroidir un peu parce que hiii c'est chaud, tu vois tu t'es brûlé.
(Ton riz, même que tu peux le manger normal apres, tu le fais cuire comme d'hab, ça change queud')
Apres tu mets tes tomates, tes épinards, tu remets des petits bouts de tomates au dessus parce que c'est joli. Tu verses les oeufs mélangés au lait et tout ça dessus. Tu mets du gruyère râpé (ou autre, mais moi j'ai que ça). Tu enfournes pour une grosse demi heure. Tu vois quand c'est cuit à quand tu bouges le plat dans le four et bien c'est figé, ça fait pas bleup bleup comme de la gelée pas prise, degueu rose anglaise.
Normalement ça doit être bien grillé, mais moi j'ai un four à gaz tout pourrave qui n'a pas de grill ni de termostat... c'est un vrai bonheur.
Avec un petit verre de rosé, cette qui che elle dechire! limite t'as l'impression qu'il y a des grillons qui chantent dedans mais non parce que ce serait crade quand même.
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03.11.2007
Ma ratatouille
Parce que la ratatouille c'est super bon, et que c'est super bon pour la santé, et que en plus c'est facile. Je veux dire, ce serait bête de s'en priver.
Et que en plus, tu peux la faire à peu pres comme tu veux. Le truc c'est pas de faire cuire séparemment, les aubergines avant les courgettes, gnagnagna, bullshit.
Non, le truc c'est (tindiiiiiin!) : tu as des ingredients obligatoires dans une ratatouille (courgettes, aubergines, tomates, poivrons, pommes de terre), et bien pour qu'elle soit super bonne, le truc c'est le bon dosage des ingredients. Fastoche! Et pour bien doser, comment tu fais (bourrique, va!)??? Et bah tu mets le plus de ce que tu aimes le plus et apres tu mets un peu du restes en quantité egales. C'est facile, quand même. Et si les autres ils sont pas contents genre "oooh y a trop de courgettes dans ta ratouille dis donc" tu peux leur dire d'aller se faire voir (mmmmh je suis polie) parce que à ce que je sache c'est pas eux qui se sont fait iech à eplucher tout le bazar et à faire cuire et à touiller, eux ils se sont juste ramené avec leur bouteille de pif, alors merde à la fin. Ah oui, parce que la ratatouille c'est un bon truc à faire quand t'invites les gens, parce que tu remarqueras qu'en fait, tout le monde aime ça. C'est dingue. Et que, selon la presentation, ça peut avoir de la gueule.
Donc moi dans ma ratatouille je met plein de poivrons. Voila, c'est dit. Apres je mets plein de courgettes. Apres je mets des aubergines, mais pas trop, parce qu'ici les aubergines ne sont pas bonnes. ou je ne sais pas les choisir peut être. Ah, faudrait que je me penche là dessus un jour, à mon avis il y a un truc à creuser. Apres je met des petites pommes de terres, épluchées jolie et entieres (entieres sans la peau) Et puis égalité de tomates avec les aubergines pour faire plein du bon jus. Bon allez je t'explique, parce que tu m'as l'air un rien benêt.
Voila ce qu'il te faut :
- des legumes pré-cités, dans les quantités que tu veux.
- des oignons, genre 2, des gousses d'ail genre 3 ou 4, un brin de thym (frais!!), un de romarin et une feuille de laurier, du sel, du poivre.
Bon tu prends tes legumes, et grosso modo tu coupes tout en cubes. Pas trop petits sinon ca va te faire de la bouillasse, pas trop gros sinon ca va mettre genre 3h pour cuire. Pardon??? Tu veux ébouillanter tes tomates et les peler? Bah vas y, si t'as envie de te prendre la tête!! je le crois pas! A part faire de la ratatouille, t'as une autre occupation dans la vie?
Bon c'est bien, tu as tout coupé? T'as enlevé les graines des poivrons mais t'as gardé le jus des tomates? c'est bien!
Tu prends une grosse marmite, tu mets de l'huile d'olive dedans, tu fais revenir tes oignons, tu mets les gousses d'ail pas epluchées, on s'en fout (t'as quand même enlevé toutes les peaux qui dépassaient). Tu touilles.
Tu mets tes legumes, tous en même temps, ouéééééééééééééé!
Tu mets tes petits brins de machins et tes feuilles de trucs. Tu mets du sel, du poivre. Tu touilles.
Ca sent bon.
Cooooool on se croirait en vacances.
Et là, tu sors l'arme magique de la ratatouille qui déchire. Tu sors une lichette de vin blanc. Hop. Ca sent encore plus bon. Et tu sors ton bouillon Kub. Oué je sais, c'est pas classe. Tu le dilues dans pas mal d'eau chaude. Et tu verses ton bouillon sur ta ratatouille au fur et à mesure de la cuisson, pas tout d'un coup sinon ca va être de la soupe (t'es vraiment une bourrique!). Et là, c'est magical, juste. Alors si t'es chef au Plazza Athénée, je me doute bien que tu vas gueuler à l'hérésie. Ben oué mais on a pas tous le temps d'aller chercher une carcasse de poulet pour faire son petit bouillon je te faire dire, espece de taré! Non mais!
Alors le truc (la deuxieme arme secrete de la ratatouille qui déchire) c'est de la faire la veille, la faire cuire et la laisser mourir toute la nuit, et de la refaire cuire le lendemain. Parce qu'en fait, plus c'est mijoté, meilleur c'est!
Bon et puis si t'as pas le temps, cuite 30 minutes c'est bon aussi.
Bon et puis si t'as des restes, tu rajoutes de l'eau, tu mixes, ca te fait une super soupe.
Bon et puis si t'as hyper faim, tu mets pas les pommes de terre (quoique) mais tu accompagnes avec des pâtes ou du riz.
Bon et puis si t'as envie d'une variante tu peux : rajouter du piment d'espelette, ou du piment tout court (mais tu mets pas de poivre), ou remplacer le thym et compagnie par des baies roses avec du 4 épices et de la cannelle, et tu accompagnes avec de la semoule, c'est hyper bon, ou alors tu rajoutes des oeufs battus et t'en fait une omelette, ou alors tu haches du jambon dedans et tu donnes ça à ton mioche devant Dora l'exploratrice, t'auras la paix, enfin y a plein de trucs à faire avec la ratatouille! C'est pas magique, ça?
Si je sais!
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01.10.2007
Hommage

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13.09.2007
Ratatouille!
Qui l'a vu? Qui? Qui?
C'est trooooop bien!
Bon deja, les films d'animations pour les zenfants, c'est fini! Maintenant c'est à partir de 8 ans, sinon avant, soit ils pigent queud', soit ça fait peur....
Bon Ratatouille c'est un rat cuistot! dingue le postulat, quand même! Et c'est trèèèès bien fait, les dessins sont à tombés par terre, l'intrigue est sympatoche avec la petite morale à la fine t l'histoire d'amour, tout va bien, les images de Paris sont superbes (aaaah la Seine!!) et les scènes en cuisines sont géniales de verité!!
Voila juste, ratatouille, ça dechire!! par contre, faites gaffe, ça donne faim!!
En prime, parce que je suis quand même bien sympa, je vous met une interviou (made in Le Figaro) de Joël Robuchon et Cyril Lignac, 2 chefs, 2 générations, très interessant!
Que pensez-vous du dessin animé «Ratatouille» ?
Cyril Lignac - J'ai été l'un des conseillers du film. Je trouve l'histoire géniale. Ce rat est très drôle et si attachant !
Joël Robuchon - Un rat ? ! Pour ma génération, c'était la hantise de tous les cuisiniers. J'en avais peur. J'ai le souvenir, à mes débuts, d'avoir ouvert un matin le garde-manger : un rat énorme me regardait. C'était horrible. On a voulu le chasser avec des tisonniers. C'est pour le moins bizarre d'en faire un chef !
Le postulat du dessin animé consiste à laisser penser que tout le monde peut faire la cuisine et devenir chef. Est-ce vrai ?
J. R. - Oui, on en a la preuve avec les autodidactes dans la cuisine. Mais avant tout, on peut être bon cuisinier et mauvais chef. Le chef dirige une brigade alors que dans l'esprit du grand public, c'est le cuisinier. Le chef est un très bon cuisinier. Les grands chefs de notre génération (Troisgros, Guérard, Chapel) sont capables de concocter toutes sortes de cuisines : traditionnelle, bourgeoise... Les autodidactes, comme Jacques Manière, avaient eux un registre, le leur, qu'ils tenaient parfaitement, mais c'était tout. En dehors, ils étaient un peu perdus.
C. L. - Je ne crois pas. Justement, il y a un malentendu. J'ai reçu une formation classique de cuisinier aux côtés de grands chefs comme Alain Passard et les frères Pourcel. J'ai commencé à 16 ans, avec mon CAP et mon BEP. Or, lorsque l'émission «Oui chef !» a été lancée, on a pensé que je surgissais de nulle part. Ce programme n'avait pas la prétention de former un chef en quatre mois, mais de donner à des jeunes qui n'avaient pas de travail le goût du métier de cuisinier. Sur le fond, je rejoins Joël Robuchon : il faut apprendre tout et progressivement.
Avez-vous connu des moments difficiles à vos débuts ?
J. R. - Lorsque j'ai débuté à l'âge 15 ans, on avait des journées de quinze heures. En fin de service, il fallait faire la vaisselle et, entre les repas, passer la tondeuse à gazon. J'étais près de Poitiers, à la campagne ; le soir, il y avait toujours des corvées jusqu'à 11 heures. L'été, on n'avait pas de repos. Je me suis vu terminer des services en pleurant. Même après, à Paris, à l'Auberge du Vert-Galant, sur l'île de la Cité, avec les fourneaux à charbon, on était noir de suie. C'est pour ça qu'il y avait si peu de femmes tant les conditions étaient éprouvantes ! A un moment donné, j'ai failli arrêter.
C. L. - J'ai fait mon apprentissage dans l'Aveyron. Je n'étais pas vraiment motivé pour ça. Je ne me sentais pas toujours capable. C'était trop dur.
Vous souvenez-vous de cet instant magique où la passion l'a emporté ?
J. R. - J'ai eu la chance de rencontrer des chefs qui m'ont galvanisé. Ils étaient chaleureux, ils me poussaient. J'ai découvert la passion et l'ambition beaucoup plus tard, avec des cuisiniers comme Jean Delaveyne et les Compagnons du tour de France. D'un seul coup, une liberté m'envahissait. J'ai dû attendre vingt-huit ans pour cela.
C. L. - C'est en passant à la pâtisserie que j'ai pris du bonheur. Je n'étais plus le même. Je ne pensais qu'à ça. Quand je rentrais à la maison, je m'habillais en cuisinier.
Quels conseils donneriez-vous à un jeune apprenti ?
C. L. - Le travail, le travail, et le travail !
J. R. - Circuler, voyager. Deuxième chose : on ne peut pas faire de cuisine si l'on n'aime pas les gens !
C. L. - C'est drôle ce que vous dites... Il n'y a pas longtemps j'ai dit la même chose à un commis qui envoyait une assiette montée n'importe comment : la sauce était de travers, le geste était fait à la va-vite. Je lui ai dit : «Tu donnerais ça à manger à ton père ?»
La profession manque cruellement de vocations. Comment faire pour valoriser ce métier ?
J. R. - Il n'y a pas de vocations parce qu'on n'est pas capable de fournir aux jeunes des conditions de travail décentes. A l'étranger, on donne de vraies bonnes conditions. Aujourd'hui, tous les restaurants sont à la peine. C'est miraculeux de gagner de l'argent en travaillant honnêtement. La majorité des restaurants sont du coup en infraction.
C. L. - On devrait laisser travailler les jeunes comme ils le veulent. Aujourd'hui, un commis gagne le Smic. Comment fait-on avec une somme pareille à Paris ?
Avez-vous souffert d'une image erronée de vous-même ?
J. R.- On a voulu me faire passer pour un bourreau. Je suis exigeant, j'aime la rigueur, la propreté, la discipline. Cette image m'a fait du mal, on m'a même cru d'extrême droite...
C. L.- Si l'émission «Oui chef» m'a procuré une accélération exceptionnelle, on m'a immédiatement rangé dans la catégorie des jeunes qui font de la télé. Si demain matin, on me demande de choisir, j'arrête la télé. La télé passe, la cuisine non.
Dans «Ratatouille», il est question de la diversification des chefs qui font des produits pour l'agroalimentaire. Comment gérez-vous cette évidente contradiction ?
J. R. - Je suis fier de travailler avec Fleury Michon depuis vingt ans. Je crois que les chefs ont fait beaucoup évoluer ce secteur. Nous avons contribué à éliminer toutes les boîtes à pharmacie et les additifs. Sur les jambons, le progrès a été remarquable. J'ai beaucoup plus de plaisir à travailler sur des produits bon marché que sur le foie gras.
C. L. - Si les industriels viennent à nous, c'est qu'on peut leur apporter quelque chose. Chez Findus, j'ai l'honneur de prendre la suite de Michel Guérard. J'ai dû travailler comme un fou pendant une année pour réussir à améliorer des produits à cinq euros !
Les Français sont fous de la cuisine. Mais ne restent-ils pas de piètres connaisseurs ?
J. R. - C'est surtout vrai pour les vins alors que nous sommes un pays producteur.
C. L. - Chaque pays a des secrets de cuisine, mais je reste assez chauvin, c'est notre pays, notre patrimoine. On a juste sauté une génération dans le domaine du savoir, c'est cela le problème.
La cuisine française est-elle la meilleure au monde ?
C. L. - Il n'y a pas une meilleure cuisine, mais une cuisine que l'on a envie de manger.
J. R. - La cuisine française est celle que j'aime le mieux, même à l'étranger.
Pensez-vous que la haute gastronomie se muséifie ?
J. R. - Elle l'a toujours été. Regardez Antonin Carême (1784-1833. On le surnommait «le cuisinier des rois et le roi des cuisiniers», ndlr). Je pense que la haute gastronomie sera de plus en plus chère. Pour ma part, je suis heureux de servir avec des couverts en inox... Essayez voir avec une cuillère en argent. Il faudrait tout revoir : le décor et le style. Maintenant que j'ai fait le tour, quand je vais dans un grand restaurant, j'ai l'impression d'aller à la messe. Ça me sort par les yeux, je ne le supporte plus.
C. L. - Moi, j'aime ça ! Le service, le produit et la cuisine m'émerveillent.
Le client est-il devenu un ingrédient du plat ?
J. R. - Dans tous mes restaurants, je demande la nationalité des tablées : peu de sel pour les Japonais, des cuissons différentes pour les Britanniques... La clientèle du déjeuner souhaite des plats beaucoup moins riches et repartir en pleine forme.
C. L. - Oui, avant tout, on cuisine pour le client.
Qu'est-ce qui vous différencie finalement ?
C. L. - Joël Robuchon est meilleur ouvrier de France, je ne le suis pas. Les jeunes chefs de ma génération marchent dans son sillon. Des agneaux et des boeufs, il en a mangé à toutes les sauces. S'il les cuisine à sa manière, c'est qu'il doit avoir raison.
J. R. - Je pensais que Cyril Lignac appartenait à cette génération Kleenex des chefs précipités devant les caméras. Or je découvre un vrai cuisinier classique avec des bases. Son parcours et le mien ont quelque chose de similaire. Nous formons des jeunes. Nous sommes des passeurs.
09:20 Publié dans Kesson mange??? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Ratatouille, Robuchon, Lignac
28.08.2007
Recette thaï : poulet au curry vert
J'ai réussiiiiiiiiiiii! Et c'était super bon, aussi bon que dans mon petit resto thaï!!! Quelle régalade!
Par contre, avertissement : Si vous n'aimez pas la cuisine épicée, passez votre chemin! Ca piquote, de un petit peu à "ouaaah comment ca arrache" selon le dosage. Moi je l'ai fait niveau "heureusement qu'il y a du riz avec, ca calme un peu".
Alors il vous faut :
- du blanc de poulet!!!
- de la pâte de curry vert (en poudre ca marche aussi)
- du lait de coco (25 cl pour 1 cuiller à soupe de curry)
- du gingembre, du sel, une grande tige de citronnelle fraîche, 1 oignon, 1 gousse d'ail, 1 citron vert, 1 cuiller à café de sauce soja, un petit piment rouge.
- du riz thaï.
Alooooooooooooooooors...
Tu fais revenir ton poulet coupés en gros cubes dans de l'huile de soja, avec ton oignon emincé et ta gousse d'ail. Tu sales. Tu rajoutes ton gingembre émincé. Ca sent boooooon... tu rajoutes ta pâtes de curry. Alors le dosage est délicat. Moi j'ai mis 2 cuillers à soupe et c'etait bien relevé. tu touilles. Tu mets ta sauce soja. Le jus du citron vert. Ca dechire comment ça sent bon là. Naaaan tu manges pas. Tu rajoutes ton lait de coco. Il en faut suffisamment pour que ca fasse de la sauce pour le riz. Tu rajoutes ta citronnelle. Si, comme moi, tu veux te la jouer "même pas peur", tu rinces ton piment, tu enleves les graines à l'interieur et tu le mets à mijoter aussi. Moi je ne l'ai laissé que 15 minutes, le temps que ca parfume bien, mais je l'ai pas laissé jusqu'à la fin (courageuse mais pas téméraire). Si ca epaissit trop, tu rajoutes de l'eau au fur et à mesure. Tu laisses mijoter une demi heure, et pendant ce temps là tu fais cuire ton riz.
Et bah mon Loulou, comment c'est super bon!! Et en plus c'est easy easy, c'est rapide...
Nan, je suis super fière de ma recette, y a pas à dire!!
09:35 Publié dans Kesson mange??? | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
27.08.2007
La salade d'inspiration (lointaine) provençale (un peu)
Mmmmhhh ça c'etait tres tres bon, et un peu light mais pas trop, et surtout voici une salade qui change!!!
- 1 salade
- 3 tomates
-1 poivron jaune (c'est plus joli)
-1 boite de thon au naturel
- 1 poignées d'olives dénoyautées
-1 poignée de germes de soja
- 50 grs de bleu
- des croûtons à l'ail
- sel poivre basilic
- 1 citron, 1 grosse cuiller de moutarde, de l'huile d'olive.
Alors tu prends la salade, tu laves et tu mets dans un saladier, et grosso modo tu fais pareil avec tout le reste. Facile, quand même. Surtout, tu rinces au moins deux fois tes olives. Surtout tout enleves les pepins de spoivrons et des tomates, et tu egouttes le thon.
Tu fais ta vinaigrette avec le citron la moutarde et l'huile d'olive.
Tu touilles tout ça ensemble.
C'est super bon, c'est super digeste, leger mais pas trop, et malgré tout ce que vous pouvez imaginer, bande d'ignares, le thon et le bleu se melangent tres bien!
15:15 Publié dans Kesson mange??? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.08.2007
Les meilleures lasagnes du monde de l'univers intergalactique
Il faut :
- Un plat rectangulaire (indispensable)
- des lasagnes
- 1 courgette, 1 aubergine, 1 carotte, 2 tomates fraiches
- 1 boite de tomates pelée (ou des vraies tomates, si t'as envie de te faire iech à passer 4 heures dans ta cuisine, c'est toi qui voit)
-1 boule de mozarella
- 1 poignée de gruyere râpé
- 150 grs de boeuf haché
- 150 grs de porc haché
- 3 oignons, 3 gousses d'ail
- 1 cuiller à soupe de concentré de tomate dilué dans un verre de bouillon
- sel poivre herbes de provence (criiiiicriiiiiii c'est les grillons)
- 1 verre de vin blanc sec. (et pis un autre pour toi. Sauf si, comme moi, tu fais tes lasagnes apres le petit dej. Parce que là, ca craint, Sue Helen)
- du beurre, de la farine et du lait pour la bechamel
Je crois que c'est tout.
Alooooooooooooors...
tu fais revenir tes oignons, aux (oui c'est le pluriel de ail) zé carottes dans de l'huile d'olive et du beurre, mmmh ca sent bon. Ca y est, deja t'as faim. Tu fais revenir tes deux viandes dedans aussi, apres. Et tu rajoutes tes tomates concassées. Et tu rajoutes tes deux tiomates fraiches coupées en cube avec les pepins, la peau, on s'en fout, c'est juste pour donner le petit gout des vraies tomates alors qu'en fait t'as juste ouvert une conserve Le*ader Price. tu mets du sel, du poivre, des herbes de provence (criiiicriiiicriiiii), le verre de vin, tu touilles. Tu rajoutes le concentré de tomates dilué.
Tu touches plus, tu touilles, des fois, mais pas trop. Faut que ca reduise, mais pas trop non plus. C'est clair, comme ça, hein? Je devrais ecrire un livre de cuisine moi (tiens toi prête, Julie Andrieu!!)
Tu prepares ta bechamel (et oublies pas la muscade)
tu mets ton four en marche (pour une fois que t'y penses, hein)
tu coupes la courgette et l'aubergine et la mozza en tranches fines.
Bon et là, les choses sympas commencent.
dans ton plat, tu mets une couche fine de bolognaise, puis une couche de tranches de legumes, puis une couche de mozarela, Il faut que tes couches soient fines, sinon ca va faire un gros gloubiboulga. La finesse du montage, ma bonne dame, c'est ca qui fait tout! Ensuite une couche de lasagnes, elles ne doivent pas se superposer!! Et chlaaaaak une bonne couche de bechamel (c'est ca qui va faire cuire les lasagnes).
Tu recommences : bolo, legumes, mozza, lasagnes, bechamel. Tu montes tes lasagnes (trois couches c'est suffisant), et tu termines par : lasagnes, bechamel, mozza, gruyere.
Pouf tu colles ca dans le four, pendant genre 30 minutes.
Comment tu vas mourir tellement c'est bon, tu voudras plus jamais manger autre chose de ta vie!
Même plus tu commanderas de ta vie des lasagnes au resto, vas y commence à faire ton deuil.
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04.08.2007
Crumble fraises- speculoos
J'adôôôre les fraises (et c'est la saison) et j'adôôôôre les speculoos, alors j'ai eu l'idée de ce crumble qui n'etait pas tres presentable (les fraises se sont ratatinées à la cuisson) mais qui était super bon!
- euuuuh environ 700 grs de fraises (en même temps si vous êtes 15, il en faudra plus, hein, mais là c'est genre pour 5)
- une dizaine de speculoos
- 100 grs de beurre
- 50 grs de farine
- 50 grs de sucre vanillé (ou pas vanillé)
Alooooooors il faut laver et equeuter les fraises (tu peux en laisser une pas equeutée, ca fera une feve, et ca mettre de l'animation à ton diner si tu te rends compte au dernier moment que les gens qui sont là sont hyper chiants).
Dans un mixer (ou avec tes doigts si t'as pas de mixer, mais là je te plains, vraiment, parce que même moi dans le tiers monde où on a même pas de l'electricité 24/24 j'en ai un) tu mets tes speculoos ton beurre ta farine et ton sucre et vouuuuuu! vouuuuuuuu! vouuuuuuu! tu mixes tout ca jusqu'à ce que ça fasse un peu du sable.
Ah oui et bien evidemment tu as deja ùmis ton four en route pour qu'il soit bien chaud.
Tu mets tes fraises dans un plat.
Tu mets ton sable par dessus (mets-y une bonne couche, si tu penses qu'il y en a trop, détrompes toi, c'est bien. Parce que la fraise, ca rend de l'eau et donc ton sable il y en a la moitié qui va être absorbé. Maligne, la gamine, hein?)
Tu mets dans ton four chaud.
Tu attends que ca sente bon dans ton appart.
A ce moment là tu jettes un coup d'oeil, tu choppes une fourchette, tu regarde si la croute elle est un peu dure, oui elle l'est, raaaaaah puté ca donne faim, c'est prêt. Normalement ca fait environ 25 minutes qu'il est au four, t'as eu le temps de fumer une clope, metttre en route une lessive, lire ton horoscope et t'epiler les sourcils.
Elle est pas belle, la vie?
08:18 Publié dans Kesson mange??? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : crumble fraises - speculoos








































